Je t’en prie, ne sois pas farouche. Tu avais le sourire accroché aux cils, l’insouciance perchée dans les rêves. Tu déguisais l’intériorité en imaginaire, effeuillais ta poésie en empathie, baisers envoyés à tour de lèvres. Tu assumais tes déraillements, tes mots, cris de trop, tes « c’est notre projeeeeeet ! », petites fantaisies, bosses qui t’humanisaient. Tu te coulais pile à l’endroit où se trouve l’Autre du pays latin, affectif et débordant en diable, comme toi, caméléon retournant les coeurs, des patrons du CAC 40 aux ménagères du Creusot. C’était ton côté Johnny. Si ce n’est que lui n’a rien perdu du lien magique avec son public en grimpant sur le podium.
Je t’en prie, ne sois pas pudique. Le jour se lève. Comme souvent lorsque tu es à Paris,…
