«It’s the economy, stupid! » lançait Bill Clinton en 1992 pour expliquer que la récession aux Etats-Unis allait empêcher la réélection du président républicain, George Bush père, le vainqueur de la guerre d’Irak. Le candidat démocrate, qui l’emporta avec près de 6 millions de voix d’avance sur son adversaire, avait vu juste. « It’s the president, stupid! » pourraient dire aujourd’hui les républicains pour souligner combien l’impopularité de Donald Trump plombe leurs candidats aux élections de mi-mandat, prévues le 6 novembre. Le tableau de fond leur est pourtant favorable. L’économie américaine affiche des performances remarquables. La croissance, à 4 % en rythme annuel, est deux fois plus vigoureuse qu’en Europe. Le chômage a disparu, la Bourse caracole. Trump aime y voir l’effet de sa politique, mais cette bonne santé ne…