Le moratoire sur la hausse de la taxe sur les carburants sauvera-t-il M. Macron ? Le président finira-t-il son mandat ? Ce sont des questions légitimes après l’apocalypse qu’a vécue le pays, samedi dernier, sur fond de guérilla urbaine. Pour sa première grande épreuve, celle des gilets jaunes, force est de constater que le président n’a pas été à la hauteur.
Dès le début de la contestation, le chef de l’Etat a assuré, jugulaire au menton, qu’il garderait le cap. Un peu d’expérience et de jugeote lui auraient appris que, dans un conflit, il vaut toujours mieux embrouiller, laisser une porte ouverte, surtout quand on est confronté à un mouvement de ce type, attrape-tout, surgi de nulle part, qui fédère des colères de toutes sortes.
La triangulation, méthode qui consiste…