On a beau être jupitérien, on n’en est pas moins homme. Le trac de M. Macron pendant son allocution de lundi l’a humanisé, bonifié. Où était passée la tête à claques ? Les traits creusés, la bouche sèche, il avait perdu de sa superbe quand il enfila les mea culpa, les annonces sociales, les déclarations d’amour aux Français promus au rang de « souci ».
Gouverner fatigue, pis, escagasse. Surtout quand c’est la France. Tout sauf douce, émeutière et versatile, elle fait désormais peur au président. Tant mieux, car il lui faudra beaucoup de doigté s’il ne veut être emporté par l’une des trois crises françaises, sociétale, sociale et politique, qu’il lui faut affronter.
Si bien accueilli soit-il, un saupoudrage social de 8 à 10 milliards d’euros (chiffrage officiel des…