Il est 5 heures, l’Europe s’éveille. L’accord signé au petit matin le 21 juillet à Bruxelles entre les Vingt-Sept figurera peut-être dans les livres d’Histoire. Si tout va bien. Une solution par raccroc, au prix de rabais financiers importants aux « frugaux », mais elle est là. Elle constitue un espoir au milieu de la tornade économique, car, sans plan de relance à la hauteur de la crise, le pire était possible. Elle est surtout un début de réveil européen, avec un saut fédéral inattendu. L’Union vient de passer un cap, en empruntant sous sa signature, en redistribuant l’argent principalement sous forme de subventions en son nom. Le continent, qui n’était qu’un marché, ou presque, vient de se doter d’un embryon d’instrument de puissance. Dans ce monde de plus en…