M. Doucet, le nouveau maire vert de Lyon, est de tous les temps. C’est un personnage de Molière, un Tartuffe mâtiné de Précieuses ridicules. Après s’être tortillé, il avait annoncé qu’il ne participerait finalement pas à la cérémonie du Vœu des Échevins à la basilique Notre-Dame-de-Fourvière. Un rite ancestral qui remonte à 1643 quand, pour faire face à la peste, la capitale des Gaules s’était mise sous la protection de la Vierge.
Que, pour complaire aux ayatollahs pseudolaïcs de sa majorité municipale, l’édile de Lyon ait refusé de prêter symboliquement « allégeance» à l’archevêque au nom de la laïcité, cela peut se comprendre, même si la loi de séparation des Églises et de l’État de 1905 n’avait pas mis fin à cette tradition folklorique. Édouard Herriot, l’un de ses lointains…