Ils nous ont fait beaucoup rire, jusqu’à présent, nos professionnels de la nostalgie, idéalisant des époques en sépia où l’on était beaucoup plus pauvre, où l’on mourait plus tôt et où l’on avait moins de liberté. Deux livres aussi instructifs que drôles sont à conseiller sur le sujet: celui du philosophe Michel Serres, C’était mieux avant! (1), et celui de deux journalistes du Point, Marion Cocquet et Pierre-Antoine Delhommais, intitulé Au bon vieux temps (2).
Et puis voilà. On rit toujours, mais un tout petit peu moins. Le président de la République, autrefois si confiant (lire p. 147), semble lui-même penser que des années sombres nous attendent. Si la crise sanitaire finira par passer, avec un vaccin ou un traitement, et après bien des drames, les plaies seront profondes. Notamment…