En janvier prochain, l’incroyable bouffonnerie des années Trump appartiendra à l’Histoire, que ce dernier se retire proprement ou non. En Europe, on se réjouit à juste titre, mais avec une imprudente emphase: attention à la gueule de bois. La disparition de notre épouvantail préféré ne suffira pas à faire revenir les beaux jours.
L’écrivain américain Ambrose Bierce, connu, entre autres, pour son Dictionnaire du diable, avait ainsi défini la gargouille: « Tuyau d’évacuation de l’eau de pluie sur l’avant-toit des constructions médiévales, généralement sous la forme grotesque d’un ennemi personnel de l’architecte ou du propriétaire du bâtiment. » Donald Trump fut, à l’évidence, une magnifique gargouille pour l’Europe: un repoussoir ridicule et décoratif, mais dont la nocivité à notre égard fut–relativement–limitée.
Le sabotage de l’accord nucléaire avec l’Iran est, bien…