La lumière est à moi, de Gilles Paris (J’ai Lu, 224 p., 7,90 €).
Les héros de Gilles Paris ressemblent à une bande de « petits princes » un peu punks: boucles blondes, idées noires, griffes aux genoux, bleus à l’âme; on dirait les enfants d’une étreinte imaginaire entre Saint-Exupéry et Sagan. Le premier d’entre eux, devenu une star de Hollywood, s’appelait Courgette (et il avait tué sa mère). Dans La lumière est à moi, ils s’appellent Anton, Eytan, Angus, Julian, Aaron, Lior, Ethel, Anna, Ruth, Ambre, Brune. Ils vivent à Nice, aux États-Unis, à Paris ou en Italie, ils ont 7, 13 ou 20 ans, parfois ils sont un peu plus grands; leurs parents sont morts, alcooliques, divorcés, violents, disparus en mer, en tout cas absents, ou simplement bizarres.…
