Général de division à la retraite, Noam Tibon, 62 ans, vit avec son épouse, Mira, à Tel-Aviv. Le 7 octobre au matin, il suit avec inquiétude ce qui se passe dans le Sud. Il pense d’abord à son fils, Amir, 34 ans, un journaliste de renom du quotidien Haaretz, qui vit dans le kibboutz Nahal Oz, tout près de Gaza, avec sa compagne, Miri, leurs deux filles, Galia, 3 ans, et Carmel, 1 an. Vers 6 h 30 du matin, quand l’alerte retentit suivie d’un tir de roquettes lancées par le Hamas, tous les quatre se sont enfermés dans la pièce sécurisée et renforcée de leur maison. Vers 7 heures, Amir entend des voix en arabe. Il comprend que ce sont des assaillants. Il appelle son père au téléphone. À…
