Ils sont peu nombreux, les Tamouls de Paris. Peu visibles, surtout. Mais dans Little Jaffna, premier long-métrage à la fois écrit, réalisé et interprété par Lawrence Valin, cette diaspora trouve enfin un visage, un souffle, une langue. Mickael, flic en infiltration dans le quartier de la Chapelle, enquête sur un réseau de financement des Tigres tamouls. Né ailleurs, français ici, traité de « Blanc » par les siens, Mickael est déchiré entre ses deux identités, qu’il porte comme une marque au fer rouge : son vitiligo au visage. Le film, fruit de sept ans de travail, braque sa caméra sur une population rare à l’écran, sur une guerre oubliée, souvent ignorée par les médias français. Et, si l’infiltration est un genre exigeant, Little Jaffna relève le défi avec une énergie…