De Nicolas Chaudun, on dit que, ces dernières années, il s’est « consacré à l’écriture ». La formule laisse perplexe. La dizaine d’ouvrages – romans, nouvelles, essais, pamphlets –, publiés depuis plus de vingt ans, atteste en effet que la tarentule de l’écriture a depuis longtemps piqué l’historien. Ce que l’on veut dire, alors, c’est qu’il s’y consacre désormais exclusivement. Réjouissons-nous, car il apporte, notamment dans le registre du récit historique, une originalité et un talent sans pareil.
Son Eté en enfer. Napoléon III dans la débâcle (Actes Sud, 2011) aura fourni d’emblée le modèle de ce type de récit. Non seulement, la « foudroyante raclée » de 1870, née de la nullité crasse des chefs de l’armée française, était, avec une impeccable rigueur historique, soigneusement restituée, mais elle s’enchâssait…
