Auteur-compositeur, interprète, mais aussi écrivain, peintre et photographe, le mystérieux Gérard Manset propose, avec ce dernier ouvrage, un objet littéraire non identifié, dans lequel il revisite son parcours, humain comme artistique. Aux antipodes d’une autobiographie classique, ce livre épais est comme une figure libre.
Quel est, chez vous, le déclic pour un livre : une image, un personnage, un thème, une histoire ?
Gérard Manset. Il n’y a jamais aucun préalable, pas plus en littérature qu’en musique, ou que dans toutes mes autres activités artistiques. L’origine, ou la raison essentielle, ce peut être une phrase, un mot. Et puis un éditeur, qui attend un texte. Pour Cupidon de la nuit, il y avait une demande d’un éditeur [Albin Michel, ndlr] qui était, disons, amicalement concerné. Il était question d’un livre…