Voilà une BD, au fond, très exotique. En apparence – et en réalité –, une série de romans graphiques, d’environ 150 pages chacun (on en est ici au quatrième), mettant en scène une héroïne récurrente, amenée, dans une atmosphère proche du récit d’espionnage, à parcourir le monde, tout en revenant périodiquement en Seine-Saint-Denis. Là où ça se complique, et fort heureusement, c’est que l’histoire se passe dans les années 1960 – le tome 4, en 1964 –, assez bien reconstituées, et que Dora Bardavid, fille d’un père mort en déportation, est, comme l’annonce nettement le titre du tome 1, une « chasseuse de nazis ». Ses pérégrinations la conduisent donc naturellement, par exemple, dans le tome 3 (Malenki Sukole), en Pologne et, dans celui-ci, en Finlande, en Belgique et en…
