Tina Modotti ne faisait pas le même métier que David LaChapelle: il ne s’agissait pas pour elle de vivre grassement sur le dos de la mode et de la publicité en commettant des abominations toutes plus kitsch les unes que les autres. C’est ce que montre Gérard de Cortanze dans son nouveau roman, Moi, Tina Modotti, heureuse parce que libre. Pour cette ardente Italienne née dans le Frioul en 1896, la photographie était liée à la vie, à des valeurs, et, pardon d’employer un mot aussi pompeux,à des combats.Son destin l’envoya en Californie, au Mexique, en Allemagne, en Russie et à nouveau au Mexique, où elle mourut en 1942 dans un taxi qui la ramenait d’un dîner. Elle n’avait que 45 ans.Des années plus tôt, après avoir déjà perdu un…
