Hiroko Oyamada qui, avec L’Usine, dénonçait, au sein d’un complexe aux dimensions cyclopéennes, la folie productiviste du Japon, récidive avec Le Trou, récit minimaliste à la trompeuse quiétude. Pour suivre son mari, à qui l’on a notifié sa mutation, Asahi déménage à la campagne, dans une maison mitoyenne de celle de ses beaux-parents. Sans hésiter, elle a abandonné un CDD qui ne la comblait guère. Désormais, son époux brillant par son absence, elle cherche à s’occuper. Un jour, suivant une drôle de créature non identifiée - pelage noir, « grand comme un chien de taille moyenne » -, elle tombe dans un trou, peu profond, étonnamment confortable. « On dirait presque une trappe conçue spécialement pour moi. » Si, avec l’aide d’une voisine, elle s’en extirpe sans trop de difficultés,…
