On la savait grande actrice, mais sans l’avoir jamais vue à ce point métamorphosée pour un rôle qui restera sans doute comme l’un des plus éprouvants de sa carrière : celui d’une mère, Gabrielle de Miremont, fervente catholique depuis toujours, qui découvre, au crépuscule de son existence de prières et de sacrifices, que son fils adoré, ce fils unique qu’elle avait offert à Dieu dès sa naissance au point de le conduire jusqu’à la prêtrise, était, en fait, un monstre. Debout ou assise, parfois à genoux, presque tout le temps agrippée à son journal intime, cette mère, dont l’éducation lui avait toujours interdit de flancher, va faire, méticuleusement et douloureusement, le récit de sa vie, indissociable de celle de son fils chéri, jusqu’aux premiers soupçons de son ignominie relatés dans…
