Une question d’actualité, tant les toisons, ou leur absence, apportent d’étonnants commentaires dans les portraits d’écrivains ou, plus étrangement, à propos de leurs œuvres. Ainsi de l’écrivain Claro, qui a vu Éric Neuhoff remarquer dans Le Figaro que, parce qu’il était « barbu » et avait le « crâne rasé », il ressemblait à « ces cuisiniers qui pullulent dans le 20e arrondissement ».
Plus sérieusement, les cheveux sont un motif littéraire majeur, éternel objet de convoitises, comme dans le conte populaire Raiponce. Les auteurs contemporains y voient un moyen d’entretisser trajectoires intimes et observations sur la société. En 2010, l’Argentin Alan Pauls imaginait dans Histoire des cheveux un homme obsédé par sa chevelure, ses névroses révélant celles de son propre pays, marqué par une décennie sanglante.
Ce mois-ci, Estelle-Sarah Bulle…
