ICONIQUE Lorsqu’elle se penchait sur une feuille blanche, Anaïs Nin respectait le même rituel : elle ouvrait la porte à ses rêves. “Le rêve joue un grand rôle dans mon écriture, il me sert de clé”, aimait confier l’auteure franco-américaine qui, à force de mots, réussit à dompter sa timidité. Comme dans un songe, le sol de la maison, où elle séjourna quinze ans aux côtés de l’ancien acteur et garde-forestier Rupert Pole, est teinté de violet. Avec ses murs en pin douglas sombres aux veines saillantes, la modeste villa de Silver Lake, construite en 1962 à Los Angeles, convoque l’intime, un entre-deux aux contours délibérément flous.
L’écrivaine, portée aux nues pour son Journal dévoilant sur plus de 35000 pages ses rencontres, expériences et sentiments profonds, a trouvé ici, à…