Créatrice de talent Les subtilités de la lumière et des tissages se révèlent mutuellement. Installée devant son métier à tisser, Morgane Baroghel-Crucq confie sans détour : « J’ai l’impression d’être vraiment à ma place ici. C’est plus que méditatif, c’est hypnotique, car on part ailleurs. Il faut, après, comme se reconnecter à la terre. » Dans sa parenthèse hors du temps, elle tisse les matières, des plus simples aux plus inattendues. Soie, lin, laiton, nacre, écorces… Pour elle, tout peut se tisser, et là commence l’immensité de son terrain de prédilection. Elle ne se contente de nouer les matières, elle crée également des liens avec l’histoire de sa famille. Sa grand-mère, qui a travaillé dans une filature depuis ses 14 ans, lui a dit un jour, les larmes aux yeux,…
