Jusqu’à ses 35 ans, Gérard a fait partie des 2,5 millions de personnes en France qui ne savent ni lire ni écrire. Pendant toutes ces années, il a gardé ce secret honteux. « J’ai préféré passer pour un imbécile que pour un illettré », raconte-t-il dans un livre témoignage*.
De la maternelle, l’enfant de l’Assistance publique, placé en famille d’accueil, se souvient de l’humiliation ressentie lorsque la maîtresse lui demandait de faire le tour des classes coiffé d’un bonnet d’âne. A 7 ans, il est orienté vers un institut médico-éducatif, là où on met les têtes dures, les mauvaises graines. A 14 ans, il entre en apprentissage en boulangerie. Grâce à sa mémoire photographique, il réussit à décrocher son CAP puis, à 18 ans, son permis de conduire.
Sa vie…
