C’est un petit village comme il en existe tant dans les campagnes françaises, avec une particularité : son maire, élu sans discontinuer depuis 1958. « A l’époque, raconte l’édile, les gens écrivaient sur une feuille les noms des habitants qu’ils voulaient voir à la mairie. Comme on ne rayait aucun nom, personne n’était vexé. » On vivait encore sous la IVe République, René Coty était président, le village comptait plus de 100 habitants, et trois exploitations faisaient vivre « tout le pays, se souvient Girod, alors âgé de 27 ans. Il y avait deux bistrots, des artisans, et, dans ma ferme, on employait dix-huit permanents ». Aujourd’hui, il n’en reste plus que deux, qui habitent ailleurs, le premier commerce est à 8 kilomètres, les artisans sont partis, d’ici deux ans…
