On le disait génial et terriblement séduisant. Dans les années 1970, tout le gotha new-yorkais se retrouve dans son refuge des Hamptons, la presqu’île des « rich and famous », version chic. Peter Beard, héritier d’une famille d’industriels, raconte les éléphants et les alligators mieux que personne. Car le photographe de mode est un aventurier. Aussi à l’aise dans la jungle des mégalopoles que dans la savane, au Kenya, son second pays. Il amuse Jackie Kennedy, dont il séduit la sœur, Lee Radziwill, bourlingue avec les Stones, éblouit Francis Bacon, épate Andy Warhol. Ce « Tarzan moderne », comme le qualifiait le pape du pop art, se croyait invincible et refusait de vieillir. A 82 ans, près de ses falaises, l’oiseau rare a fini sa course. Définitivement.
ON A RETROUVÉ…