Face au cataclysme, Pierre Gagnaire reste zen, lui, le « miraculé ». Car la ruine, il l’avait déjà connue en 1996, après avoir déposé le bilan de son premier restaurant trois étoiles Michelin à Saint-Etienne. Il s’était alors installé à Paris, où, avec l’aide de quelques amis, il avait créé son nouveau restaurant, rue Balzac, toujours au firmament de notre gastronomie.
En attendant sa réouverture en septembre après des travaux, les fans de Gagnaire pourront retrouver le frémissement unique de sa cuisine à Nîmes, au cœur de l’hôtel L’Imperator, où Hemingway, Ava Gardner et Picasso venaient séjourner dans les années 1950.
« Je garde le cap : pas question de faire du hamburger ! »Pierre Gagnaire «Je ne suis pas un homme d’affaires et je déteste m’éparpiller, dit-il. Mais quand…