« Il n’y a pas de grand remplacement », démontre le démographe Hervé Le Bras. Ce «curieux fantasme» reposerait,selon ce chercheur émérite à l’Ined, sur des projections chimériques et une manipulation des chiffres née aux lendemains de la guerre de 1870 et poursuivie depuis lors. « Une fable efficace, fausse, imagée, travaillant la peur. » À l’en croire, l’immigration connaît en réalité une étonnante stabilité: 6,5% d’étrangers en France en 1936, 7,5 % en 2020. Notre proportion d’étrangers demeure inférieure à la moyenne européenne, soit 7,6 %, derrière l’Allemagne et ses 12,5 %. Si l’accroissement demeure à cette valeur, la France comptera, en 2050, 7,1 millions d’immigrés pour une population de 74 millions d’habitants. « Les conditions démographiques d’un prochain remplacement de la population française ne sont absolument pas réunies»,…
