Il paraĂźt quâĂdouard Philippe eut un petit coup au cĆur en refermant «La nuit russe». Gilles Boyer, lâabsolu fidĂšle, complice de son cheminement politique et littĂ©raire, coauteur de trois livres â dont le dernier sur leur expĂ©rience Ă Matignon, vendu Ă 80000 exemplaires â, a Ă©crit, seul, sous couverture dâun roman dâespionnage, leur histoire. Sortie en librairie le 4 mai, tandis que les duettistes nĂ©gociaient difficilement 58 circonscriptions avec la macronie pour leur parti Horizons.
De lâimpossible amitiĂ© en politique, ainsi pourrait ĂȘtre sous-titrĂ© lâouvrage. Gilles Boyer sâen dĂ©fend calmement, front soucieux, sourire Ă Ă©clipses, dans une brasserie de Strasbourg oĂč il donne rendez-vous, avant de filer au Parlement europĂ©en. «Câest de la fiction», rappelle lâeurodĂ©putĂ© Renaissance. Soit, mais le personnage principal, Stan, juriste « silencieux, introverti, rigoureux », sembleâŠ