Quel été ! Plaines assoiffées, lacs asséchés, forêts enflammées, glaciers liquéfiés, fleuves épongés, baies naufragées, quais embourbés, falaises affaissées, orages exaspérés, tornades déchaînées, vents enragés… Tout ça sous un soleil scotché en l’air. Une France en terre cuite à feu et à sec. Les catastrophes se sont déplacées en groupe, comme les sardines. Et maintenant on attend les inondations. Ça ne tardera pas. La Terre ne tourne plus rond. À l’Île-aux-Moines, les buissons, les haies, l’herbe et les mares battaient de l’aile. Toutes les mélodies de la nature grésillaient. J’imagine que même l’Irlande avait l’air d’un paillasson. Pour les étés à venir, je vous annonce des pénuries définitives de fleuves lents, de ruisseaux tranquilles, de jardins pluvieux et de moissons émeraude. On peut dire merci à la nature : elle…
