Le pire n’est jamais sûr. En Nord-Pas-de-Calais-Picardie, sur les 14 scénarios possibles au soir du premier tour, le pire, pour la gauche, l’a emporté : score faible du PS (encore plus de ses alliés) et score très haut du FN. « Un tournant historique », dit, abattu, le député du Nord Yves Durand. Car s’il est des terres de gauche, c’est bien ce Nord, berceau des luttes ouvrières. Tous expliquent cet échec massif par le chômage qui frappe ici un peu plus fort qu’ailleurs, le déclassement, la paupérisation de la population, ces « causes structurelles », selon Martine Filleul, première secrétaire fédérale du Nord, qui ajoute : « La carte du FN recoupe celle du chômage et des non-diplômés.» Tous pointent aussi du doigt les « causes conjoncturelles » qui,…