Dans les couloirs de l’Opéra de Francfort, on pourrait le prendre pour un technicien. Cheveux longs, lunettes fines, Steven Wilson est pourtant la star du jour, celui qui peut se targuer d’afficher complet partout où il se produit. La veille, à Berlin, 8 000 personnes ont assisté à son show de trois heures. A Paris, bientôt, il jouera aussi à guichets fermés. Wilson, guitariste hors pair, musicien malin, s’est créé au fil des ans un style bien à lui, entre rock progressif et pop symphonique, ballades électroniques et morceaux aériens. Dans la lignée de Pink Floyd, évidemment, mais aussi de King Crimson, Genesis, Yes ou Iron Maiden.
Touche-à-tout, Steven, 48 ans, sait qu’il peut compter sur un public de fidèles de plus en plus nombreux. Mais il désespère de n’en…
