Relèveriez-vous le défi, aujourd’hui même, de vous promener dans les rues de votre ville, habillés, vous messieurs, d’une culotte courte et d’un jabot blanc, et vous mesdames, d’une robe flottante par-dessus un panier? Probablement que non et vous auriez bien raison. Car, sauf à vouloir supporter les regards étonnés voire rieurs des passants, ces vêtements sont d’un autre temps – ici, celui de Bach – et, même fabriqués dans les plus belles étoffes et par les mains les plus exercées, leur place réside dans un musée, et non plus sur un corps en mouvement. Pourquoi cette inconstance du vêtement? « Parce qu’il est intimement attaché à son époque », nous répond Gauthier Borsarello, expert du vintage et directeur artistique de la maison De Fursac. « À l’inverse de la musique…
