Retrouvez tous les 2 mois un cahier détachable de 48 pages de partitions classées par difficulté et par courant musical, mais également des méthodes pour progresser pas à pas, des interviews et toute l'actualité du piano.
Ils sont si nombreux. Ils sont fin prêts pour l’événement de l’année. C’est chez nous. Depuis quelques jours, le public est submergé d’informations, de comptes-rendus d’experts, de flashes spéciaux… Les unes des magazines annoncent la gloire, et le pire aussi. Les services de l’État sont sur le pied de guerre. Tout a été prévu. Tout. Pourtant, cela dérape. Nous en sommes les premiers témoins. Un reportage terrifiant. À l’entrée du Stade de France, des centaines de cars déversent une foule compacte. Les bannières se regroupent. Leur masse impressionne : une kyrielle d’associations, CRC, CRD, CRR, CRI… Il y a même les CHAM et les deux CNSMD… invités probables de la tribune d’honneur. Nous entrons dans le Saint des Saints. Des centaines de pianos droits sont alignés sur la pelouse, attendant…
L’an dernier, vous étiez arrivé en finale du Concours. Pourquoi l’avez-vous tenté à nouveau ? Pour une raison précise : ce concours offre la possibilité de jouer un concerto avec un orchestre professionnel et devant un public nombreux. C’est un rêve d’enfant qui se concrétise. Quel était votre état d’esprit durant les épreuves ? En 2015, j’ai beaucoup souffert du trac. Cette année, j’ai donc préféré m’enfermer dans ma « bulle », pour m’immerger dans la musique jusqu’à la dernière minute. J’ai vécu l’annonce des résultats avec une énorme émotion et comme une grande libération. Comment avez-vous géré votre trac ? Cela a été une préparation compliquée. Une fois par mois environ, j’ai joué devant un public. Le trac a diminué au fur et à mesure de ma préparation technique…
Outre Montpellier, le festival se déroule dans diverses villes de la région. Béatrice Rana ouvrira la première journée avec les Variations Goldberg de Bach, le 11 juillet. Emmanuel Christien donnera plusieurs récitals avec des œuvres de Schubert/Liszt, Fauré, Liszt, Ravel et Debussy (11 et 12). Le 12 également, Lucas Debargue interprétera le Concerto en sol de Ravel, aux côtés de l’Orchestre national du Capitole de Toulouse (direction Tugan Sokhiev). Autre concertiste, Lukas Geniusas, avec l’Orchestre national Montpellier Languedoc-Roussillon (direction Paul Daniel), se produira à deux reprises (15 et 16) dans le Concerto « L’Empereur » de Beethoven. Toujours le 16 juillet, Menahem Pressler proposera, lui, un concert surprise. Les 18 et 25 juillet, Florian Noack jouera notamment ses transcriptions et, le 24, les rares Études d’exécution transcendante de Liapounov. Michel…
Musique et grands vins, cela fonctionne idéalement, n’est-ce pas ? Les attirances sont en effet réciproques entre les raffinements des sons et des grands crus. Tout est une question de culture. Des cultures très diverses, qui serpentent entre les deux rives de La Garonne. Le festival, qui lance sa 14e édition, poursuit ainsi sa bienheureuse itinérance : Château Smith Haut Lafitte (11 et 12 juillet), Château Angelus (13), Château d’Yquem (19), Domaine de Chevalier (21), Château Lascombes (23), Château Pape Clément (25 et 26) et Château d’Agassac (28). Votre programmation réserve une large place aux jeunes interprètes… Je vous citerai quelques exemples. Thomas Enhco, l’un des jazzmen d’aujourd’hui, jouera plusieurs de ses compositions après avoir accompagné le violoncelliste Henri Demarquette dans Brahms, Bach, Bartók, Fauré… J’aurai moi-même le plaisir de…
Après de longues heures de délibérations, les résultats ont été annoncés le samedi 28 mai, au palais des Beaux-Arts de Bruxelles, par Arie Van Lysebeth, président du jury. Accompagnés par Marin Alsop et l’Orchestre national de Belgique, les 12 finalistes ont dû redoubler de virtuosité pour obtenir le Graal. Le 1er Prix a été attribué au Tchèque Lukas Vondracek, qui a interprété, en plus de l’œuvre imposée, A Butterfly’s Dream de Claude Ledoux, le Concerto n°3 en ré mineur opus 30 de Rachmaninov. Sur les deuxième et troisième marches du podium sont montés l’Américain Henry Kramer, avec le Concerto n°2 en sol mineur opus 16 de Prokofiev, et son compatriote Alexander Beyer, avec à nouveau le Concerto n°3 en ré mineur opus 30 de Rachmaninov. Même morceau choisi pour le…
Étonnant parcours que celui de ce jeune pianiste italien âgé de 17 ans seulement, qui a su séduire le jury et le public du Concours Piano Campus par la sûreté de son jeu racé et sa maîtrise parfaite de la forme des œuvres. À l’évidence, Nicolas Giacomelli possède une personnalité bien affirmée. Il le prouve dès le premier tour de la compétition lorsqu’il joue l’Étude n°5 « Arc-en-Ciel » de György Ligeti, avant de réaliser un sans-faute jusqu’en finale où son interprétation de la Sonate n°27 de Beethoven éblouit. Il domine avec finesse la vélocité du premier mouvement du Concerto pour piano de Mendelssohn. Au programme également, une œuvre contemporaine imposée, Les Mondes flottants de la compositrice grecque Lina Tonia. Nicolas Giacomelli nous apprend qu’il l’avait « décortiquée avec son…