En 2014, l’avenir des Rencontres d’Arles paraissait soudain bien incertain, son capitaine François Hébel quittant le navire après l’avoir remis à flot de fort belle manière. Lui qui avait hérité d’une fréquentation en berne au début des années 2000, avait redonné son souffle et son envergure au fier festival arlésien. Mais en deux éditions brillantes, son jeune successeur Sam Stourdzé a vite rassuré tout le monde, puisque l’affluence est encore repartie à la hausse, avec un record l’année dernière (plus de 100000 visiteurs). Son parti pris iconoclaste a donc porté ses fruits, privilégiant l’éclectisme décomplexé et le décloisonnement des disciplines plutôt que le ronron des grands noms, le néo-académisme scolaire et l’autocélébration du milieu. Ainsi depuis 2015, les Rencontres d’Arles semblent s’offrir une troisième jeunesse, et la nouvelle édition qui…