Germaine Tillon, résistante, ancienne déportée et femme de lettres, est une figure majeure de la deuxième moitié du XXe siècle. Décédée en 2008, elle repose au Panthéon depuis 2015. Mais, en 1935, elle est une jeune femme de 28 ans, diplômée de l’Institut d’ethnologie et de l’École du Louvre.
Aux côtés de Thérèse Rivière, de six ans son aînée et responsable du département “Afrique blanche et Levant” du Musée d’ethnographie du Trocadéro (futur Musée de l’Homme), elle participe à une longue enquête ethnographique dans le massif de l’Aurès en Algérie.
Dans cette région montagneuse très isolée, les deux femmes photographient longuement, au Rolleiflex pour Tillon, au Leica pour Rivière, les populations berbères qui y vivent, organisées autour de greniers collectifs, selon un mode de vie traditionnel défini par l’agropastoralisme. Longtemps…