Le 8 décembre 2018, Thomas Morel-Fort, photographe du studio Hans Lucas, suit la manifestation des gilets jaunes à Paris. Comme de nombreux autres reporters, il couvre l’événement toute la journée, avant de rentrer, la main gauche en vrac, touchée par un tir de flashball. “Une fois chez moi, j’ai mis de la glace et un bandage”, confie le photographe. L’hôpital attendra le lendemain, pas la post-production. “Je n’avais pas beaucoup d’images à éditer car j’ai reçu le projectile très tôt lors de mon reportage”, raconte-t-il. Peu avant minuit, c’est une ultime tâche qui attend le photographe. Une des plus ingrates également : le remplissage des métadonnées. Rattachées à une image, ces informations sont des zones de texte, éditables ou non, qui définissent et complètent le fichier principal, c’est à dire…