Père fondateur de la photographie irakienne, Cartier-Bresson irakien, les éloges ne manquent pas pour qualifier le travail de Latif Al-Ani, photographe disparu en 2021 à l’âge de 89 ans. Pourtant, peu d’occasions ont été données en France de découvrir l’œuvre de ce photographe dont les images témoignent d’un Irak révolu, voire insoupçonné.
Deux ans avant son décès, Jurgen Buedts et Sahim Omar Kalifa, deux réalisateurs, ont rencontré Latif Al-Ani chez lui, en Irak, et entrepris un périple à travers le pays, partant sur les traces de ses photographies, l’occasion de confronter l’Irak d’hier et d’aujourd’hui.
Durant des années, Latif Al-Ani capture un pays en pleine modernisation : la création des infrastructures pétrolières, l’actualité politique… Ses images montrent la vie du pays, des rues bondées de Bagdad aux villages reculés et…