Dans les sous-sols du Centre d’études spatiales de Toulouse, Thomas Batta, un des chefs cuisiniers les plus prometteurs de sa génération, patientait pour un rendez-vous dont il ignorait complètement l’objet. À son arrivée, il avait transmis à un jeune homme austère sa lettre de convocation, signée du ministère de la Défense. Le jeune homme austère avait saisi un combiné téléphonique, signalé que Monsieur Thomas Batta était là, puis une jeune femme, pas plus souriante, était arrivée depuis le fond de la salle d’accueil. Elle avait tendu à Thomas deux badges à porter autour du cou, pour l’escorter ensuite le long de trois couloirs, lui faire badger deux portes, longer un hall menant à un ascenseur, qui descendit deux étages, menant à un quatrième couloir, dont elle ouvrit la dernière porte,…