Comme la plupart des édifices religieux du Moyen Âge, Notre-Dame a arboré de chatoyantes peintures murales, notamment sur les trois portails de la façade. Lors de sa restauration, en 1990, on a retrouvé des traces de bleu, rouge, vert, jaune, noir et de dorures, vestiges d’une polychromie originelle effacée par le temps. Les couleurs parvenues jusqu’à nous datent de 1856 (dans la nef, le transept et le choeur) et de 1864 (dans les chapelles), et ont été réalisées sous la direction de Viollet-le-Duc. “Elles sont de style médiéval, mais on voit qu’elles sont plus récentes: elles sont ‘parfaites’, lisses comme un miroir, et les personnages témoignent du bagage technique des peintres du XIXe s.”, explique Witold Nowik, du Laboratoire de recherche des monuments historiques (LRMH), chargé des futures restaurations. Et…
