C’est l’une des gueules les plus charismatiques du cinéma français. Regard noir, nez buriné, physique tout en muscles recouverts de tatouages. Et puis cette cicatrice, qui part de l’œil gauche pour atterrir tout près de la carotide. Jo Prestia, 56 ans, a une tronche de vrai méchant, et il en joue sans déplaisir depuis qu’il a commencé le cinéma à la fin des années 90 : des rôles de mafieux, truand, violeur, videur, voyeur, paysan sanguinaire ou proxénète. Près de cinquante tournages en vingt ans, souvent dans des polars made in France . Problème : Jo Prestia est une bombe à retardement, un homme qui crève l’écran mais qui n’a pas encore su, ou pu, s’attirer les flashs d’un premier rôle.
Deux expériences, quand même, se détachent des autres :…