Ce mois sort, chez Actes Sud / Institut Lumière, Mister Everywhere, un livre d’entretiens avec Pierre Rissient, aussi riche que sa vie. Alors achetez-le et profitons-en pour revenir aux mac-mahoniens – groupe de cinéphiles associé au cinéma Mac-Mahon, dont Pierre Rissient fut le programmateur avant de devenir attaché de presse, distributeur, cinéaste, producteur...
Selon moi, il y a deux mac-mahonismes, l’un lié à l’éternité, l’autre au présent. Le premier, pour commencer : dans le cinéma américain de la fin des années 50, les mac-mahoniens ont été sensibles à une forme de sérénité abstraite. Michel Mourlet parle de « la sérénité d’un regard après la tempête » (pour Preminger), Jacques Lourcelles de « calme inhumain » (pour Preminger). Dans le livre, Rissient dit : « Il y a une perception de…
