Voilà un film en noir et blanc, à Paris, avec des histoires de gens venus de province, un peu à la Eustache, un peu à la Garrel, même à la Rohmer. Un film sur les illusions perdues, sur l’amitié et sur la cinéphilie, mais en général, sur tous les idéaux qu’on peut avoir quand on a vingt ans. Ça peut sembler lourd, c’est pourtant bouleversant.
Attention, c’est une expérience cinéphile, et c’est rare : Mes provinciales est un film où on parle cinéma. Pas «en général » (c’est-à-dire sans citer de noms, alors que les cinéphiles ne font que ça), mais concrètement : ses personnages éreintent Sorrentino, doutent de Verhoeven, louent Barnet, écrivent sur Naruse, draguent en mentionnant Bresson lors de balades sur l’île Saint-Louis (un classique). Ils ont l’âge…