Le plan de la mort, c’est tout le film! Tourner un planséquence d’une heure trente, c’était un véritable challenge pour moi. L’idée principale, c’était de créer des ambiances différentes pour chaque espace. Or, de la cuisine, on avait une vue sur tout le restaurant, et ça devenait impossible de cacher des spots lumineux, même au plafond. On a simplement changé les ampoules des lampes, de sorte que leur intensité soit modulable. Au moment où la caméra s’approche de la table des clients, on a augmenté la luminosité et diminué celle des autres, avec un variateur de lumière, qui marchait très mal d’ailleurs, mais qui a créé de la profondeur aux images. Nous avons dû faire des compromis.
Il y a cette séquence où Robin, une des serveuses, débarque en retard…