“Dans le stade du Standard, j’ai vu une pelouse fluo et un Jean-Marie Pfaff de 2,50 mètres…” Vincent Gamin, dans son petit village à 60 kilomètres de Liège, Vincent Solheid rêve depuis qu’il a 8 ans du Standard, l’équipe phare de la région. Et rêve aujourd’hui encore, à 48 ans, de rentrer et de marquer à Sclessin, “toujours du côté gauche”. Il dessine alors dans sa chambre son équipe adorée en format A3, découpe les joueurs –Preud’homme donc, Gerets aussi– et les met dans une enveloppe. Direction Sclessin, le stade du Standard. Une lettre accompagne ses envois. Il reçoit “au compte-gouttes”, en retour, ses dessins signés de ses dieux du stade. “J’imaginais les joueurs prononcer mon prénom, c’est le plus bel été de ma vie.” Un dirigeant de son club…
