Avant, les choses étaient plus simples. Posés au coin du zinc, 60 millions de sélectionneurs faisaient et défaisaient les équipes. “Et pourquoi Rocheteau plutôt que Stopyra?”,“Mais Vairelles, si c’était le pote de Zidane comme Dugarry, il y serait dans la liste.” Râleur sans grand corpus idéologique, le sélectionneur de comptoir s’en foutait un peu de savoir s’il avait vraiment raison dans le fond. Ce n’était que du foot après tout, et la cinquième à Longchamp allait bientôt partir. Aujourd’hui, tel Néandertalien en son temps, il a été supplanté par une espèce plus évoluée. Son Homo sapiens est mieux informé, plus instruit, brasse des mégaoctets de data et connaît toutes les variantes internes du 5-3-2 de Ricardo La Volpe. Il n’a pas encore validé son BEPF, mais c’est tout comme. Les…