Votre maman a dit que vous auriez pu mener une carrière de vétérinaire plutôt que de footballeur. C’est vrai cette histoire? C’était l’idée, oui. Quand j’étais jeune, j’allais souvent à la ferme voisine et j’avais été impressionné par le vétérinaire qui venait soigner les vaches, surtout le gros bétail. À cette époque, le médecin, l’institutrice, c’étaient des gens importants. Et pour moi, ce vétérinaire-là, il était un synonyme de réussite dans la vie. Je voulais jouer au foot mais j’avais les pieds sur terre, je savais que ce n’était pas évident d’y arriver. C’est pour ça que j’ai fait du “latin-sciences” au lycée, avec l’idée, plus tard, de faire la médecine vétérinaire. Le latin, pour les termes médicaux, c’était fort important.
Vous avez donc grandi dans une ferme? C’était celle…
