“80 personnes, une poignée de douches dont certaines collectives, quelques toilettes. Aucune intimité, de la lumière à toute heure du jour et de la nuit, on ne sait même pas quelle heure il est”Denden, migrant érythréen On dirait des vigiles d’une boîte de nuit d’un drôle de genre. Deux cerbères en uniforme bleu marine, cheveux cendrés coiffés en brosse, qui ont pris l’habitude de consigner l’identité de leur interlocuteur avant même de le saluer. Derrière eux, deux portes blindées en enfilade, supportant d’énormes chaînes. Sur la gauche, une pompe à gel désinfectant pour les mains, avec incitation à s’en servir. Le reste est invisible et interdit d’accès, perdu dans un dédale de couloirs en béton, éclairés uniquement au néon blafard. Une vingtaine de mètres sous terre, où la lumière naturelle…
