Jusqu’à la garde est un film proche du thriller. Sur ce thème-là, on s’attendait plus à une approche sociale, pas à un film de genre…
Je suis cinéaste, pas sociologue. Le thriller était vraiment le meilleur moyen de retenir l’attention du spectateur. Je pense que l’émotion, plus que la théorie, permet de comprendre des situations a priori incompréhensibles. Comment un homme en vient-il à vouloir tuer sa femme? Ce n’est pas explicable, ça se ressent. Je ne suis pas là pour rester dans le réalisme pur ou le documentaire. Je veux apporter du cinéma; et le cinéma, c’est aussi –je le dis entre guillemets–du ‘divertissement’: il faut avoir peur, rigoler, se faire pipi dessus, ressentir plein de choses. Mes modèles, ce sont Chabrol, Hitchcock ou Haneke. Et puis La Nuit du chasseur ou Shining. C’est…
