“Gramsci, c’est le penseur de l’avenir” Gaël Brustier Par où commencer le florilège? Par la droite? Nathalie Kosciusko-Morizet trouve sa pensée “puissante” et estime “qu’il touche à quelque chose de très vrai”. Par la gauche? Emmanuel Maurel, leader de l’aile gauche du PS et député européen, dit que “c’est le premier, et de façon brillante, à avoir théorisé le concept d’hégémonie culturelle. Et puis, citer Gramsci, c’est quand même plus chic que citer Marx.” Par les extrêmes, cela marche aussi. À gauche, Mélenchon en a plein la bouche. “Je suis gramscien! revendique-t-il fièrement. Car Gramsci a raison, celui qui construit l’hégémonie culturelle a gagné!” De l’autre côté, Marine le Pen est, elle aussi, une lectrice d’Antonio Gramsci. Comme son père, qui lançait le 1er mai 2007: “L’écrivain communiste italien Gramsci…
