“Le vendredi 13 novembre, quand j’ai été appelé, j’étais en train de regarder des DVD en mangeant des crêpes. Très vite, j’ai filé au siège de mon association, dans le XVe arrondissement. Ce soir-là, on était quatre de notre unité, dont mon frère, qui est le responsable. On est montés dans l’ambulance et on a roulé jusque dans le 92 pour un briefing avec nos collègues de la Croix-Rouge. Puis, direction le Bataclan. Il était déjà 1h30. Sur place, c’est dégueulasse à dire, mais le travail des secouristes consiste d’abord à “faire le tri” entre les victimes, par n’importe quel moyen, avec un stylo ou un morceau de vêtement. On utilise un code couleur. Ceux qui ne respirent pas, c’est du noir. On ne s’en occupe pas, c’est fini pour…
