SPECIAL SENIOR: Patrick Sabatier, est-ce que tous les personnages de votre nouveau livre ont existé?
PATRICK SABATIER: Quand on demandait à Louis Aragon une définition du roman, il répondait: « C’est l’art du mentir vrai ». J’aime beaucoup cette phrase, et je me retrouve dedans. Dans « Ne le dis surtout pas à Paul », comme c’était le cas dans « La Lettre », mon premier roman, le narrateur, Paul Sarran, me ressemble incontestablement: un homme de radio et de télévision, qui a pu interviewer Brigitte Bardot, Coluche ou Johnny Hallyday, mais aussi Sœur Emmanuelle ou Lech Walesa. Le personnage d’Emma emprunte, également, beaucoup à ma mère, à son histoire intime, à sa vie. Mon livre est sans doute « le roman de Sarran » qui, en retrouvant une photo…