Dans le Mondovino chic, branché, on ne présente plus Anselme Selosse. Celui dont les sommeliers branchés des années 1990 se passaient les bouteilles sous le manteau, comme une trouvaille magique, est devenu une référence, et aussi le symbole des bulles vigneronnes. Car même si on l’a déjà longuement évoqué ici, difficile de passer sous silence la révolution qu’a connue la Champagne depuis deux bonnes décennies, d’une époque où, chez les buveurs chics, on ne jurait que par les marques, les maisons, les miroirs aux alouettes parfois, à l’actuelle, cultivant l’image du faiseur de bulles indépendant, paysan, souvent bio ou approchant, avec des mains, une gueule, bref, de bouteilles avec de l’humain, de l’individu à l’intérieur. Selosse, donc, c’est une démarche, un style aussi. Enfin, sur ce dernier point, il y…